Chacun pour soi...  



EXTRAITS DE « IL PRESIDERA » (mars 2006)

 

Dialogues entre Jean-Claude DUMORTIER futur candidat à la présidentielle de 2007 et son ami Gabriel GERFEAU dit « GG » :

- Heureusement que personne ne nous écoute, car dans notre monde du politiquement correct, nous ne le serions pas et nous aurions à changer les mots, voire même nos pensées !

- Là, tu as raison, les cons qui sont devenus des « malcomprenants », ça n’arrange pas leur état, mais ça enlève du poids au qualificatif !

Les mêmes, à propos du référendum sur le traité Européen…

- Si le Président et son gouvernement voulaient à tout prix le « oui », il aurait fallu que Raffarin se retire de la campagne ! Ils vont se faire traiter de tous les « non » !!!

- Bravo Monsieur Gerfeau, elle est excellente celle là, mais tu as plus que raison, Giscard aurait, lui aussi, dû rester dans la naphtaline ! Quand j’ai vu toutes ces vieilles barbes ressortir pour l’occasion, comme si les indécis n’attendaient qu’eux !, J’ai pensé que le risque d’aller au casse-pipe augmentait à chacune de leurs apparitions !

- Les organismes de sondage sont comme les météorologistes, ils ne voient pas le vent venir !

Quelques rougeurs probablement éthyliques avaient envahi son faciès un peu rustre, et les vestiges de la gaufre au sucre glace, qu’il venait probablement d’engloutir, avaient le même aspect que du talc sur les fesses d’un bébé, rougies par 3 jours de diarrhée.

Jean-Claude DUMORTIER retrouve un texte qu’il avait écrit en 1991 et qui n’avait pas pris une ride :

Alors, il devient quoi notre Eurofrançais ? Hé bien, il n’a plus de défauts… Il respecte les limitations de vitesse de plus en plus limitées, il compte les points de son permis « peau de chagrin », il met sa ceinture sécurisante, il est sans plomb parce que l’on évite de lui parler du GPL, et, il colle toutes les étiquettes imposées à son pare-brise.
Il regarde le plus souvent possible ce qu’il lui reste de télévision « bon marché », en avalant le voyeurisme, les scandales, les jeux abêtissants, les feuilletons encaustiqués, et les nouveaux héros présentés par des sourires mièvres, aseptisés, mais éclatants.
Surtout, il doit jouer au Loto, au Tac-O-Tac, au Millionnaire, au Tiercé, au Quarté, au Quinté et aux « plus » qui s’y rapportent. Bref, il gratte, il coche d’hypothétiques jours meilleurs. Il rêve et n’agit plus, il respire et ne pense pas, il traverse la vie sans la vivre.
                Mais si ! Il paye !... Ses impôts directs, les indirects aussi, les taxes, les cotisations, les sur cotisations, les vignettes, les timbres fiscaux, les amendes, les redevances.
                Et ce n’est pas fini.
Il ne fume plus. Ou alors, des ultra légères.
Il ne boit plus. Ou alors du sans alcool.
Il ne mange plus. Ou bien du zéro % de matières grasses.
Il ne fait plus l’amour. Ou parfois du zéro contact.
Il ne vote plus. Sauf pour un OUI ou un NON.
Discussion entre Jean-Claude et GG :

- Je suis entrain de réaliser un rêve de môme, c’est de devenir écrivain.

- Cela changera des autres qui deviennent « écriveurs », si tant est qu’ils écrivent eux-mêmes, une fois qu’ils ont atteint la notoriété suffisante pour assurer à leur éditeur un tirage rentable ! Toi, tu feras l’inverse, d’abord tu écris tes idées et tes propositions et après tu fais homme politique !

Il était aussi persuadé que la classe politique en place, d’un côté ou de l’autre d’une barrière imaginaire entre ceux qui ont le pouvoir et ceux qui le contestent, ou le critiquent, avait tant et mal fait, que les électeurs étaient probablement prêts à tout changer. Après ceux de 2002, 2004 et 2005, le prochain vote sanction de 2007 risquait d’être terrible.
S’intéresser aux problèmes des Français, montrer une véritable écoute et leur proposer un vrai changement qui n’est certes pas incarné par Douste aux affaires étrangères et le tandem déjà vu de Sarkozy et de Villepin ou l’inébranlable, inéluctable et ineffable Gilles de Robien.

- CDG c’était Centre-Droite-Gauche pour insister sur le fait que les barrières politiques devaient tomber au profit de la volonté de réussite pour le pays.
(Mais ce sera le « D.E.L., Démocratie-Emploi-Liberté).

En ce moment, il en avait, lui aussi, après Nicolas Sarkozy…

- C’est un « Istrion vibrionnant » …

Dialogue entre Jean-Claude Dumortier (candidat virtuel aux présidentielles de 2007) et Françoise Laborde, dans l’émission les « Quatre vérités » :

- La porte du « D.E.L. » n’est pas fermée pour ceux qui se reconnaissent dans la démocratie et les électeurs qui porteront ce projet ne porteront pas seulement un parti politique ou une ligne de conduite politique, ils vont défendre avec leur bulletin de vote l’idée que notre pays peut-être dirigé, pour son bien et son futur, par des gens compétents, qu’ils soient de droite, du centre ou de la gauche.

- Je pense comprendre que votre idée serait celle d’un gouvernement d’Union Nationale, cela ne ferait-il pas penser à une nouvelle cohabitation ?

- Votre analyse est amusante Françoise et finalement on peut se demander si les français n’ont pas été plus heureux pendant ces périodes ! Il faut quand même préciser que la situation de cohabitation n’était pas forcément voulue par les intéressés qui d’ailleurs, n’avaient pas non plus les mêmes objectifs !

- Jean-Claude Dumortier, êtes vous de droite ou de gauche ?

- L’angoisse de la feuille blanche ?

- Désolé, je ne connais pas. Ma seule angoisse est de manquer de feuilles !

 

 

 
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© Charles Duchêne